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 | Signé Picpus Auteur: Georges Simenon
Avis du 2012-05-02 L’histoire
Un comptable à l’apparence minable, Mascouvin, se présente à la P.J : il vient se constituer prisonnier, s’accuse d’un vol chez son patron, gérant de biens. Il ne vient pas seul, mais accompagné d’un buvard qu’il a ramassé dans un café ; sur ce buvard, une prophétie, « demain, je tuerai la voyante », et une signature, « Picpus ».
Effectivement, quelques jours après, une voyante est retrouvée poignardée, dans l’appartement qui lui sert à la fois de crèche et de cabinet, rue Caulaincourt, dans le quartier Montmartre. La découverte du corps se double d’une autre : derrière une porte fermée à clef de l’extérieur, un homme attend, paumé tel un togolais dans la galerie des glaces. Reconduit chez lui, Maigret découvre un intérieur bourgeois gardé par deux femmes, la mère et la fille, la chambre du type, très différente par sa simplicité du reste de l’appartement et surtout, surtout, munie d’un verrou extérieur. Comme si ce type était quelquefois enfermé.
Cette famille intrigue donc Maigret au plus haut point. Tout lui sera sujet à question dans cette histoire, de multiples pions se mettront en place. Rien ne rassemble ces pions ? Si, chacun d’eux a un lien avec la voyante. Qui est par exemple ce monsieur Blaise, amateur de pêche qui ne pêche pas mais ramène du poisson ? Et ce Le Goasguen, le paumé de la rue Caulaincourt, suant sous son pardessus en plein mois d’août, riche d’une grosse rente annuelle ? Anormal, voire fou, et souffrant d’anciennes fièvres aux dires de sa femme. Voire…
Les élucubrations du bertrand
« Signé Picpus » est un Maigret un peu à part. En premier lieu parce que le manuscrit de l’œuvre, initialement publié dès 1941 dans Paris Soir, a été vendu aux enchères au profit des prisonniers de guerre en 1943. Ensuite, parce qu’il s’agit d’un Maigret aux multiples personnages, aux lieux différents, fait d’intrigues entrecroisées. Compliqué ? Que non ! Magistral, plutôt, car tous ces fils se tiennent, mènent à une vérité plutôt effroyable.
Il y a du Balzac dans ce Simenon là ! La peinture des personnages y est remarquable, la complication de l’intrigue n’est jamais ressentie par le lecteur, tout à son plaisir de dévorer ce qu’on appellerait de nos jours un thriller. Un vrai, pas un de ceux où on fait pan-pan, un « Mauriac-thriller » si on me pardonne l’expression, une enquête où les balles s’appellent Intérêt, Calcul, Mépris. NoirdePolars | |
|  | Classe tous risques Auteur: José Giovanni
Avis du 2012-03-17 Ils étaient cinq mecs, dans le temps, Abel, Jeannot, Raoul, Raymond et Riton, cinq mecs qu’avaient les mêmes besoins, le fric, et qu’employaient les mêmes moyens, la force.
Le temps, cet assassin, les a bien changés. Jeannot a évolué de petit vol en arnaque ratée, a connu les carrés minables et les cachots sans étoiles. Raoul et Riton, ça va pour eux, merci. Ils bourgeoisent désormais, pignon sur rue, femme fidèle et craintive, aucune envie de replonger. Abel et Raymond, eux, ils n’ont jamais quitté leur clandestinité, mais maintenant même le soleil italien devient malsain, surtout quand y’a plus une tune. Alors, back in France, pourquoi pas ? On les y aura peut-être oubliés ?
S’agit pour eux de s’extraire de la botte et d’y arriver, en France, et ça ne va pas sans mal, ni surtout sans casse. Seul Abel s’en sort. Seul, son réflexe c’est évidemment de s’adresser à ses anciens potes français, ça coule de source, c’est l’évidence, d’autant qu’il leur a rendu des services, autrefois, du genre de ceux qui peuvent pas s’oublier.
Mais tes potes, Abel, y préfèreraient vraiment t’oublier, tu vois, y regrettent même de t’avoir connu, surtout les deux qu’ont une tranquillité nouvelle à perdre, Raoul et Riton. Ces deux-là, tu leur dérange le quotidien, avec ton appel au secours passé depuis Nice. Trop dangereux de se mouiller. Même Jeannot, qui voudrait bien mais qu’est tricard, y bougera pas. Heureusement pour toi, y’a un mec correct dans cette histoire, un certain Stark qu’était un pote de Raymond que t’as laissé, cané par les douaniers, sur la plage. Alors, ce Stark, financé par Raoul et Riton, va te ramener à Paris, comme ça, parce qu’il est réglo, parce qu’il a de la souvenance et du respect. Après, ce sera à toi de voir si tu peux t’en sortir, mais t’as sans doute pas un grand avenir…
Comme toujours ou presque chez José Giovanni, ce roman est un essai sur l’amitié et la trahison. D’un côté un type qui n’a rien oublié et qui compte sur ses potes, de l’autre des types qui veulent tout oublier : pas lâches, simplement respectables. Pas respect du mitan, respect sociétal, le pire, le faux-derche, le friqué. Et c’est vrai que pourquoi risquer une bastos quand on est sûr de se prendre son café-crème au réveil ? Un type perdu, foutu, Abel, qui comprend plus rien, qui comptait sur la solidarité ce con, naïve tête brulée, une guerre en retard…
Détail qui en amusera certains et en révulsera d’autres, Giovanni n’a pas vraiment inventé ces personnages. Abel Danos a bel et bien existé, Raymond Naudy aussi… D’affreux cocos, anciens de « La carlingue », la sinistre bande de la rue Lauriston… Des copains de José Giovanni, qui en croqua et y « travailla » aussi, mais semble-t-il pas comme bourreau. Condamné à mort à la Libération mais gracié par Vincent Auriol. Giovanni ne fera finalement que onze ans de placard.
Ecriture sobre, magnifique, forte, dérangeante, c’est du Giovanni, c’est dire.
retrouvez cette critique et sa vidéo ici:
http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/joyau-litteraire/classe-tous-risques-de-jose-giovanni.html NoirdePolars Poche | |
|  | Petits meurtres entre voisins Auteur: Saskia Noort
Avis du 2011-05-31 Bonjour,
Mon nouvel avis sur ce livre,
début prenant, captivant, bien qu'au début on se mélange dans les personnages et les retours en arrières,
la lecture est plaisante mais la fin m'a un peu déçue puisque prévisible, au quatrième chapitre avant la fin on devine déjà ce qu'il va se passer,
toute fois il reste un bon livre avec une histoire assez intéressante.
Snakies. Snakies Poche | |
|  | Le léopard Auteur: Jo Nesbo
Avis du 2011-03-01 un livre passionnant, bien écrit, qui vous tient en haleine jusqu'au bout
livre à conseiller mais attention a certaine scènes très bien faites, peut être trop bien
âme sensible s'abstenir philpotel | |
|  | Salt River Auteur: James Sallis
Avis du 2011-02-13 Du grand art et un livre qui nous hante longtemps. | |
|  | Nadine Mouque Auteur: Hervé Prudon
Avis du 2010-10-07 Voilà un livre dont reste excellents souvenirs de lecture - l'histoire d'un homme assez banal à qui il arrive des aventures. Se lit vite et bien, on rit noir et jaune mais c'est un excellent auteur qui le raconte. Qui a dit que la littérature est ennuyeuse ? Pas besoin d'autofiction pour raconter une histoire. Chez Prudhon il y a le renouvellement d'un genre, il ne cherche pas la réalité dans le quotidien forcément mais s'en sert pour le triturer et construire un roman noir absurde étrange fantastique. Vraiment je veux lire d'autres romans de cet auteur assurément. ANTONBARCENA Poche | |
|  | Le Manoir des immortelles Auteur: Thierry Jonquet
Avis du 2010-09-10 Une des veines de thierry Jonquet dans son oeuvre le côté gothique et fantastique qu'il emploie dans Mygale. ANTONBARCENA Poche | |
|  | Mygale Auteur: Thierry Jonquet
Avis du 2010-09-10 Mon préféré de ce regretté auteur, j'aime le côté gothique, étrange de cette histoire de vengeance d'un père. Il reste pour moi un chef d'oeuvre personnel. L'auteur m'a toujours plus intéressé que par exemple manchette ou Japrisot. Chez Jonquet il y avait le fantastique, l'onirique qui faisait la différence. Pour moi avec Volodine ou Brussolo l'un des écrivains les plus habités assurément. ANTONBARCENA Poche | |
|  | Noir comme le souvenir Auteur: Carlene Thompson
Avis du 2010-05-02 J'ai adoré ce roman ! C'est le deuxième livre que je lis de l'auteur et je compte pas m'arrêter ici ! J'aime beaucoup sa manière d'écrire et l'intrigue est présente jusqu'à la fin du livre ! On se lasse pas ! Bravo Poche | |
|  | Rage de dents Auteur: William Lashner
Avis du 2010-04-26 Avocat quelque peu désargenté, Victor CARL accepte les affaires sans grande conviction, pour couronner le tout le voilà affublé d’une rage de dents persistante qui va le mener tout droit chez Bob, dentiste pas très orthodoxe, qui non content de soigner ces patients veux aussi faire leur bonheur à tout prix…même contre leur volonté.
Un polar plein d’humour. La galerie des différents protagonistes est savoureuse, le personnage de Victor Carl à lui seul mérite la lecture du roman.
Si vous cherchez les frissons d’angoisse vous serez déçu, mais un thriller n’a pas forcément vocation à vous faire sursauter toute les deux minutes. Celui-ci vous fera passer un agréable moment.
Bien écrit et très distrayant. Mireille Poche | |
|  | Le Boucher des Hurlus Auteur: Jean Amila
Avis du 2010-02-02 Autant le dire tout de suite, il y a, dans l’Histoire, des époques qui me plongent dans une profonde tristesse, la « Grande Guerre » de 14-18 en fait partie. L’idée même que des millions d’hommes ait été envoyés au casse-pipe, pendant quatre ans, sous des déluges de fer et de feu, terrés comme des rats dans des tranchées boueuses et putrides, me remplit d’effroi. Vivants jour après jour dans la terreur, bouffés par la vermine et crevant à moitié de faim… puis envoyés dans des charges suicidaires pour gagner (ou perdre) deux ou trois mètres de terrain dévasté…le cauchemar à l’état brut.
Vous y avez déjà pensé, vous, à l’effarement qu’ils devaient ressentir en découvrant, venant de la vie civile, ces conditions de vie effroyables ? L-F Céline (qui n’a pas dit que des abominations) l’a écrit dans son ‘Voyage...’ : «…On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté…». Et que dire de ceux qui en 1917 on remonté la « Voie sacrée » dans une noria infernale des troupes, pour aller se faire agonir dans le bourbier de Verdun…L’incroyable dans toute cette monstruosité, c’est qu’il n’y ait pas eu plus d’actes d’insoumission, de révolte, d’insubordination.
Mais je me perds, je m’égare…venons en à notre roman…justement, l’homme Lhozier a commis l’irréparable : refus de monter à l’assaut. Acte de bravoure pour les uns, mutinerie pour les généraux, mais en tout cas passage par les armes et exécution pour l’exemple à Perthes-les-Hurlus. A Paris, victimes collatérales, sa femme et son fils, le petit Michou, se retrouvent déshonorés, humiliés, insultés, en proie à l’opprobre du voisinage et à la lâcheté collective. La mère, bien décidée à ne pas se laisser faire, se révolte et du coup se retrouve internée en « maison de repos » tandis que le gamin, lui, est dirigé vers un orphelinat spécialisé dans l’accueil des fils de ceux qui ne sont pas morts au champs d’honneur. Il est très vite adopté par ses compagnons de misère mais garde en tête une soif de vengeance et une idée fixe : éliminer celui qui a assassiné son père, le Général Des Gringues, dit le Boucher des Hurlus. S’en suit une escapade rocambolesque avec ses camarades, véritable odyssée initiatique pour ces gamins marqués au fer rouge de l’infamie par une société hypocrite.
Alors, je pourrais vous dire que j’ai adoré ce livre, mais on n’adore pas ou on ne déteste pas ce genre de livre…Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a là-dedans beaucoup plus qu’une simple histoire. Il parle à votre tête, à votre cœur, à vos tripes…le genre qui vous fait gamberger longtemps encore après avoir terminé la dernière page. Essentiel. Mireille Poche | |
|  | La folie Forcalquier Auteur: Pierre Magnan
Avis du 2009-12-16 Difficile à lire.Des phrases trop longues, des règles de ponctuation mal maîtrisées, un style un peu trop "ampoulé" rendent fastidieuse la compréhension des scènes et des évènements. On a vraiment du mal à "entrer" dans le récit et à se prendre au jeu des personnages, à partager leurs sentiments.
De la part d'un auteur autodidacte, je m'attendais à plus de simplicité dans la narration et à un rythme plus "terre à terre". Jean-Claude Lohez (autodidacte) Poche | |
|  | Requiem pour un poisson Auteur: Christine Adamo
Avis du 2009-09-30 Un roman où on apprend beaucoup, même si la trame du polar laisse un peu à désirer, mais ce n'est pas l'objectif a priori. Il est très intéressant et original malgré ça. Lily Poche | |
|  | Psychopathe Auteur: Keith Ablow
Avis du 2009-08-29 L'un des meilleurs livres que j'ai lu jusqu'ici, une fois plongé à l'intérieur je n'ai pu en sortir avant d'avoir terminé !! picasso Poche | |
|  | Le crime des roses Auteur: Carlene Thompson
Avis du 2009-07-22 J'ai été très déçu de ce livre. Je me serais cru dans un livre Arlequin que je lisais lorsque j'étais adolescente. Dommage car je m'attendais à beaucoup de cette auteur, je lui donnerais une autre chance car j'ai l'intention de lire un autre de ses romans Ozzyly Poche | |
|  | Tranchecaille Auteur: Patrick Pécherot
Avis du 2008-12-16 Nous sommes en 1917 dans la boue des tranchées. Un soldat va être exécuté pour avoir assassiné son lieutenant. Coupable ? Innocent ? L'officier chargé de le défendre n'a que peu de temps pour découvrir la vérité. En ces périodes troubles, la justice est expéditive.
Mais innocent ou coupable, est-ce bien important lorsque des milliers d'hommes meurent chaque jour au front ? Bien sûr, il faut un coupable, pour l'exemple. Mais est-ce bien nécessaire de savoir qui est le vrai coupable ? Ceux qui meurent dans les tranchées ne sont en rien coupables. alors pourquoi perdre du temps à défendre un homme en particulier ?
On a beaucoup lu sur la la gerre de 14-18. Avec Tranchecaille, Patrick Pécherot nous offre un superbe roman noir avec la guerre en toile de fond. Le réalisme des descriptions nous fait plonger dans la boue des tranchés, là où l'horreur n'a plus de limite. J.Marc | |
|  | Tonton Clarinette Auteur: Nick Stone
Avis du 2008-10-16 Se voir proposer une somme ahurissante pour retrouver un enfant disparu laisse entrevoir que la mission ne sera pas sans danger. Même lorsque l'on est un détective avec quelques succès à son actif.
Max Mingus va malgré tout partir à la recherche de Charlie, l'enfant disparu en Haïti. Assez vite, les ennuis commencent.
Avec ce premier thriller, Nick Stone réussit un beau coup. Le suspense ne faiblit pas, le scénario bourré de surprises ne laisse pas entrevoir la fin, même aux lecteurs spécialistes du genre. Le style agréable, fluide, est bien servi par une excellente traduction. J.Marc, Rue des livres | |
|  | Le Fils de la Mort Auteur: Adrian McKinty
Avis du 2008-10-16 Pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment Michael Forsythe tombe dans les filets du FBI et se voit proposer un marché : infiltrer une cellule terroriste. L'opération est loin d'être sans danger mais comment refuser quand on a un passé chargé, que l'on risque des décennies de prison et que l'on a besoin d'un minimum de protection pour avoir dénoncé dans le passé un gang ? Gang qui n'a bien sûr pas apprécié.
Evidemment, l'infiltration ne se passe pas tout à fait comme prévu. Le héros, déjà dans la mouise, arrive à s'y enfoncer un peu plus encore.
Ce thème de l'infiltration d'une cellule terroriste a déjà été traité dans le monde du polar ou du cinéma. Mais McKinty apporte sa touche particulière. A aucun moment on ne ressent un impression de déjà vu, de déjà lu. Le rythme est dynamique, l'écriture coulante ne freine pas la lecture. Un bon numéro dans la série noire. J.Marc, Rue des livres | |
|  | La part des chiens Auteur: Marcus Malte
Avis du 2008-09-29 Effectivement, bon roman. Même si noir, cet ouvrage reste un roman dont la quête est la principale trame de ce livre. Marcus Malte ne cherche pas à plaire, mais à dire, d'où son écriture. A bon entendeur... yedov Poche | |
|  | La part des chiens Auteur: Marcus Malte
Avis du 2008-09-20 Nous ne sommes pas ici face à un polar classique : pas de flic, pas d'enquêteur mais une recherche effrenée d'un amour perdu. Avec quelques meurtres au passage.
Marcus Malte fait partie des auteurs majeurs, aucun de ces ouvrages ne laisse indifférent. La part des chiens ne fait pas exception.
S'il peut surprendre les amateurs de scénarios classiques, choquer par certaines scènes très crues, La part des chiens vous entraîne dans la déchéance de ses personnages et il est difficile de ne pas plonger. J.Marc, Rue des livres Poche | |
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